Note : Hello ! Cet article est exceptionnellement long, car j’y ai répertorié plusieurs astuces pour limiter le gaspillage alimentaire, de l’achat à l’assiette. Vous y (ré)apprendrez à préparer vos courses, mieux choisir vos produits en magasin, bien conserver vos aliments, et enfin, transformer vos restes.

 

En cette période de confinement, le stockage important d’aliments est l’option privilégiée par de nombreux ménages. S’il s’agit principalement de pâtes et d’œufs, il est important de garder en tête qu’il est possible de bien s’alimenter dans cette situation. De nombreux producteurs et commerces locaux adaptent leur organisation afin de satisfaire les consommateurs, tout en prenant les mesures nécessaires au ralentissement de la progression du virus. En parallèle, les adeptes du zéro déchet et des bocaux ont redécouvert l’avantage d’un tel mode de consommation et ont pu maintenir leurs habitudes (dans mon cas, je me suis passée de courses pendant un mois sans problèmes), y compris la consommation de produits frais, à peu de choses près. Voici mes solutions anti-gaspillage alimentaire, à mettre en pratique en toutes circonstances.

thegreenmousse-vrac

Un contexte propice au gaspillage alimentaire ?

Dans le secteur de l’alimentation, les grands perdants de la crise sanitaire que nous traversons sont les producteurs et les « petits commerçants » locaux. En effet, les déplacements des consommateurs étant limités, l’achat en ligne explose à la faveur des grandes enseignes, et les produits secs (les pâtes en particulier) sont privilégiés. Pourtant de nombreux commerces de proximité – circuits courts maintiennent leur activité, en mettant en place des mesures d’hygiène adaptées, des services de livraison, ou des drives (je précise, entre parenthèses, qu’il me semble qu’il faille laisser les drives aux personnes qui ont vraiment des difficultés à dégager du temps pour leurs courses, comme les soignants).

Néanmoins, plusieurs questions se posent en lien avec la consommation de produits frais : entre autres la conservation, car qui dit produit frais, dit consommation rapide. Et bien pas forcément. Il est possible de maintenir une consommation régulière de fruits et légumes, sans avoir à se déplacer chaque semaine pour les acheter en petites quantité et bien sûr, sans risquer de les laisser périmer. Dans cet article, qui s’inscrit dans la série « anti-gaspi », je vous propose de repenser votre alimentation, de l’achat à l’assiette, en évitant la poubelle. Il faut savoir qu’en France, le gaspillage alimentaire représente en moyenne 30 kg par habitant/an, dont 7 kg d’aliments encore emballés ! Cela équivaut à un repas par semaine et 100€ par habitant chaque année (ADEME, 2019). Les plus gaspillés sont évidemment les produits frais : légumes, liquides et fruits. Comment mettre fin au gaspillage alimentaire, tout en variant son alimentation, quelles que soient les circonstances ?

Les courses, ça se prépare

La préparation avant les courses est simple, puisqu’elle se résume à deux points essentiels : établir ses menus à l’avance et dresser une liste de courses en fonction des menus et des personnes composant votre foyer. Si cette préparation peut sembler une perte de temps, vous verrez qu’au contraire, elle vous en fera gagner (de plus en plus avec l’habitude), de même qu’elle vous fera économiser de l’argent.

Observation et attention dans les rayons

Premier conseil, que vous avez surement déjà entendu : afin de ne pas s’écarter de la liste de courses, il faut éviter de faire les magasins le ventre vide, et savoir résister à l’appel des promotions, qui créent de nouveaux besoins. Ensuite, il faut bien choisir ses produits, notamment en regardant les dates de conservation et les formats des produits. Concernant les dates de péremption, il faut en distinguer les deux types :

    1. À consommer jusqu’au : c’est la date limite de consommation (DLC). Cette formule signifie qu’au-delà de cette date, il y a des risques d’intoxication.
    2. À consommer de préférence avant le : c’est la date de durabilité minimale (DDM). Cette formule signifie que le dépassement de la date est possible, le seul risque étant d’avoir des qualités gustatives et nutritionnelles amoindries.

Par ailleurs, sachez qu’il existe de nombreux produits qui se conservent très longtemps, voir ne sont jamais périmés. De manière générale, il s’agit d’aliments contenant peu, voire pas d’eau et qui sont peu sensibles aux variations de température. C’est le cas des conserves, sucres, miels, épices, riz, céréales et graines séchées, pâtes sèches, farines, boissons stérilisées, bocaux, fromages à pâte dure, vinaigre, huiles de coco et d’olive, etc. La liste est non-exhaustive. Ces aliments doivent être conservés à l’abris de la lumière, dans un endroit frais et sec (au réfrigérateur pour les fromages, bien entendu) pour les préserver.

Enfin, en cette période de confinement, il arrive régulièrement que plusieurs produits que vous convoitez soient en rupture. Dans ce cas, s’il s’agit d’ingrédients que vous pouvez remplacer par d’autres, il ne faut pas hésiter à changer de cible. Dans le cas contraire, attention à la tentation de la « balade dans les rayons ». Vous pouvez vous renseigner sur le prochain approvisionnement et refaire une liste des produits manquants.

À la maison, on s’organise du frigo à l’assiette

Conservation

Arrivé à la maison, il faut veiller à la bonne conservation des aliments en s’adaptant aux dates de péremption. Voici quelques indications :

Option n°1 : la conservation au réfrigérateur

L’ADEME propose l’infographie suivante, que je trouve très pratique. Pour faire court, en fonction des dates limites de consommation, il s’agit de ranger devant ou au-dessus les aliments qui doivent être consommés le plus rapidement.

eviter-le-gaspillage-alimentaire

Option n°2 : la conservation au congélateur

Si vous avez changé de fréquence d’achat et que vous achetez plus de produits frais que d’habitude, mon conseil est de les congeler le plus vite possible, en les pré-découpant pour faciliter l’utilisation. Idem pour les grandes portions que vous cuisinez. Par exemple, dans mon cas, je lave et coupe les poireaux pour pouvoir les cuisiner facilement après décongélation, en velouté, fondue, ou autre.

Préparation

Pour limiter le gaspillage alimentaire, il est important de préparer les bonnes quantités selon les personnes du foyer. Par exemple, pour un adulte, il s’agirait d’un demi-verre de riz par personne, un bol de salade, 3 pommes de terre moyennes, etc. En cas de surdosage, il faut essayer de ne pas servir de trop grosses portions dans un premier temps, et de ne pas jeter le surplus dans un second temps. Les restes de repas trouvent toujours une seconde vie grâce aux recettes anti-gaspi dont internet regorge.

Transformation

Lire aussi : Recette anti-gaspi | Cake au prunes (vegan)

C’est notre dernier point : adopter une cuisine anti-gaspi, c’est faire preuve de créativité (ou faire des recherches sur internet), pour transformer les restes. Quelques exemples testés et approuvés chez moi : un reste de farce de légumes transformé en velouté de légumes « fin d’hiver », une assiette de couscous transformée en farce d’aubergines, des fruits trop mûrs transformés en confiture ou incorporés dans un gâteau, etc. Les possibilités sont infinies.

thegreenmousse_veloute-fin-hiver


J’espère que ces conseils vous seront utiles. N’hésitez pas à partager avec nous vos astuces anti-gaspi ! 🙂

Nestah xx

Un commentaire sur “Guide anti-gaspi | Des solutions contre le gaspillage alimentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s